Le Sénégal est-il devenu le pays des rendez-vous manqués ? À l’heure où nous en sommes, la désespérance collective grandit face à ceux qui nous avaient promis des lendemains meilleurs. La nation semble prisonnière de la malédiction de l’ivresse du pouvoir, dans un décor politique chaotique et anxiogène, où tout semble concourir à replonger le pays dans une tragédie déjà vécue.
Ce chaos trouve ses racines dans la rivalité entre Macky Sall et le mouvement Pastef, qui, de manière crescendo, a vu l’usage excessif et souvent abusif de l’État comme rouleau compresseur contre ses opposants. Personne n’a été épargné dans cette lutte politique, la colonne vertébrale de cette formation politique étant lourdement exposée à la folie destructrice du régime précédent.
Aujourd’hui, deux institutions clés de notre République sont exposées à des manœuvres et des manipulations, dans un contexte où les différends semblent dépassés le cadre purement politique pour devenir des enjeux de survie personnelle.
L’histoire pourrait-elle se répéter, avec la même intensité, autour de figures telles que Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre ? Ces frères de parti semblent désormais engagés dans une dynamique où la chute de l’un assurerait la survie politique de l’autre. L'installation d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale illustre cette volonté politique et institutionnelle de faire face à celle du président Diomaye Faye.
En somme, le Sénégal semble engagé sur une trajectoire où la stabilité est mise à rude épreuve, reflet d’un climat où les ambitions personnelles prennent le pas sur l’intérêt général.
KMNGN