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« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
Jacques-Benigne Bossuet.
Cheikh Sall, coordonnateur qui avait démissionné en traitant ses camarades d’hypocrites, voulait faire son come-back. Contesté en interne, il s’agrippe de toutes ses forces sur son seul strapontin politique pour asseoir sa visibilité. Mais Cheikh Sall faisait l'objet de nombreuses critiques sur sa ligne de coordination jugée solitaire et très autoritaire paraît-il.
Son propre frère Babacar Sall était obligé de le lâcher politiquement. Mais pour qui connaît Babacar, il lui était difficile d’être un dénonciateur de la gestion clanique des Faye-Sall et d’assumer un soutien à un frère encombrant politiquement, sans aucune culture démocratique, décèle ce conventicule de démissionnaires du FDM.
Quant aux contestataires conduits par la co-coordonnatrice Mariama Thiango, soupçonnés de putschistes ont réussi l’exploit de pousser les membres à démissionner en masse. Ils ne sont pas certes exempts de reproches, mais mieux vaut tard que jamais, surtout en politique. L’implosion était donc inévitable. Bengelloun « l’indétrônable » des causes perdues et les deux libéraux-libertaires de la fédération PDS de France, qui pour se défendre accusent toujours leurs adversaires de (Deumes et nokhors) sont restés dans cette coquille de FDM, fissurée de tous bords. Ils tentent de redessiner le triangle de Penrose.
Concernant les khalifistes , divisés et à couteaux tirés, ils tentent de tirer aussi profit de ce chaos. L’opinion s’interroge à présent sur la stratégie de Malick Youm, élu récemment patron des socialistes. Il s’obstine maintenant à mener sa troupe dans une nouvelle aventure suicidaire en soutenant Cheikh Sall et ses acolytes. Peut-être, il veut réussir encore un coup d’éclat en se rendant indispensable. Vaine ambition pour celui qui est appelé à fédérer tous les khalifistes.
Le FDM est aux antipodes des aspirations du peuple sénégalais et de la diaspora. Son emballage est obsolète, autant que ses membres appartiennent au vieux monde politique. Le nom de FDM ou Front pour le Départ de Macky est aussi nul et non advenu. Le président Macky Sall a remporté l’élection présidentielle à plus de 58%. Qui comprendrait aujourd’hui que le débat sur sa légitimité soit posé par des illuminés, des ratés du jeu et des enjeux politiques actuels. Les partisans du vieux monde, adeptes d’une opposition frontale, sont prêts à tout pour exister. Mensonges, manipulations, combines, mais « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
Jacques-Benigne Bossuet.
KMNGN