Sénégal- l’après Massalikul Jinaane, l’opposition moribonde ?

02 - Novembre - 2019

Depuis l’élection présidentielle, l’opposition s’est gravement ramollie, devenue presque aphone, inerte. A part Sonko -qui se démène à travers des sorties médiatiques sur fond de révélations-, à contrer le pouvoir, Macky Sall est en roue libre.

 

Les grands dossiers qui fâchent sont tous à la trappe, excepté le problématique « faux débat sur le 3ème mandat » du chef se l’état. L’horizon s’est éclairci pour le président Sall.
Le champ de l’opposition est déserté par la majeur partie de l’opposition, quasiment cédé aux activistes qui semblent plus que jamais légitimes et investis de la mission de porter les contestations de la population.
Depuis la paix des braves à Massalikul Jinaane, Pastef représenté par Sonko apparaît le seul à fonctionner encore, à alimenter le débat contradictoire et à obliger le pouvoir à rendre compte.

Sinon, la majorité de l’opposition est réduite « à leur simple expression », les uns en spectateurs et frustrés se cantonnent de toujours réagir à l’actualité à travers de timides sorties dans la presse, comme c’est le cas actuellement avec de la bande à l’ex PM Abdul Mbaye, l’ancien candidat à la présidentielle et désormais ex patron du PUR, le Tekki de Mamadou Lamine Diallo et autres réunis au sein du FNR (front national de résistance).

Les autres excellent dans une comédie qui ne dit pas son nom, ni dedans ni dehors, absorbés par des calculs politiciens et tacticiens, surfant sur la vague de l’après Massalikul Jinaane, un climat de « décrispation sociale ».
Le PDS ne « s’oppose » littéralement plus, occupé à remanier son parti pour baliser le terrain à Wade fils que le pape du Sopi Abdoulaye Wade cherche à mettre aux commandes. En effet, Wade s’active aux préparatifs du retour de Karim Wade au Sénégal, à travers des négociations -et autres tractions à l’échelle internationale- avec le pouvoir. Du coup, dans cette nouvelle posture, il lui est bien difficile (malgré son expertise dans l’opposition, 26 ans avant d’accéder au pouvoir en 2000) de challenger Macky Sall.

Dans la diaspora où l’opposition Sénégal donnait très souvent le las des grandes manifestations politiques répercutantes, les états-majors ne donnant plus tellement de nouvelles, les différentes coordinations relais restent sans mener des actions qu’ils le faisaient avant. L’opposition est démobilisée en France.
À Paris, les rues ne résonnent plus dans les chants des manifestants opposants contre le régime actuel. Macky Sall et ses ministres circulent désormais en toute quiétude. Ce qui était impensable il y a dix mois.

Macky Sall n’a presque plus d’opposition pour lui barrer la route ou faire pression sur son gouvernement.
Les anciens politiques ne se rendent pas compte, mais l’heure de la retraite a peut-être sonné. Et, à défaut de proposer autre chose que ce qu’ils savent faire, – négocier pour occuper des fonctions qui leur permettent de renflouer leurs caisses-, céder la place est la plus lucide des actes à poser.
Parce qu’une pareille attitude face à la situation (corruption, putréfaction) ce serait la meilleure position politique en arrêtant d’adouber ce système vicieux et de courir après une place qui sera de prime abord galvaudée. D’autres formes de politique existent comme …une troisième voie.

Rokia-Pédro

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